La douleur se fait ressentir

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Je n’avais plus vraiment de vie sociale. J’étais seule dans mon monde. J’avais des amies, mais pas très présentes dans ma vie. Je mettais une distance entre les gens. Je disparaissais doucement de leur vie. Je devenais de plus en plus silencieuse et pourtant mon esprit criait.

Je pensais que je pouvais continuer sans ressentir les choses. Mais parfois le vide demande de se faire ressentir. On disait de moi que j’étais timide, sage et gentille. Étais-ce vrai? Je n’étais pas gentille envers moi-même. Si les gens savaient ce que je faisais quand je me retrouvais seule, ils seraient terrifiés. Parce que parfois les gens ne veulent pas se tenir avec des personnes dépressives…

J’avais peur de manquer quelque chose alors, je ne dormais pas. J’avais peur qu’il m’arrive quelque chose dans mon sommeil. Je me demandais ce que faisaient les autres et ça me tracassait. Je ne dormais pas. Je ne dormais pas parce que je pensais au passé et aux regrets. Je visualisais l’avenir avec la peur de ne pas savoir ce qui arrivera ou peur d’être déçue par moi-même. Mais dormir me permettait d’oublier l’existence du monde et la douleur et le vide que je ressentais. J’avais peur de me retrouver seule tout le long de ma vie. Qui voudrait de moi? Personne?

J’avais cette peur. Et je doutais de moi. Quand j’étais trop triste, trop dépressive ou trop frustrée, je me tournais vers la lame. Je voulais oublier les mauvais souvenirs, les commentaires mesquins et les regards dégradants. Je voulais oublier les: « Je suis désolée Mathilde. Mais je ne peux pas être avec toi parce que je suis son amie. » Toutes les fois où l’on ne pas choisit et que l’on m’a tourné le dos.

L’acceptation était important pour moi. Je cherchais l’acceptation. Je ne voulais pas être seule. Mais en cherchant des gens pour ne pas être seule, je me retrouvais seule. Parce que ces personnes étaient de faible qualité. Combien de fois ai-je espéré disparaître de ce monde? Combien de fois ne me suis-je pas sentie à la hauteur des attentes des gens? Trop de fois.

L’automne et l’hiver sont mes saisons préférées. Je pouvais porter un bon jean ou leggings avec un pull à manches longues. Je pouvais cacher facilement les lignes qui s’accumulaient sur mon corps. Je ne cherchais pas l’attention en faisant ça comme certaines ont pensé. J’utilisais les lames pour soulager la douleur et le vide.

J’avais développé une addiction. Je ne fumais pas. Je ne prenais pas de drogue. Je ne buvais pas d’alcool. Mais je me mutilais. Ça faisait du bien. Mais une fois à l’école, une fille assise à côté de moi a vu ma manche baissée et elle a remarqué les cicatrices encore rouges de sang. Et elle m’a demandé ce que c’étaient et j’ai vite caché mes secrets honteux.

Qui aimerait une fille qui s’auto-mutile?  Qui aimerait une fille n’aime pas la vie et vit pour la mort? Personne. Évidemment. Se tenir avec des gens dépressifs, tristes et anxieux n’est pas intéressant et même que certaines personnes partent pour ne pas être touchées par le mal de vivre.

On apprend à vivre avec soi-même. Ça prend du temps s’aimer, mais ça se développe. Quand on s’aime correctement, on sait reconnaître l’amour que l’on mérite. On sait que rien n’est acquis et qu’il faut prendre soin de chaque relation comme une fleur délicate. Parce que souvent nous considérons les choses comme acquises sans connaître réellement la valeur et c’est lorsque nous la perdons que nous réalisons l’importance de cette personne ou de cette chose.

Une partie de moi s’est envolée

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Je ne savais pas où j’étais. J’étais prise ici. J’avais de la difficulté à mener une vie normale comme tout le monde autour de moi. Trop souvent, on s’est moqué de moi pour ma façon de penser, ma façon d’être ou ma façon de parler. On m’a jugé comme étant la fille timide et coincée, trop sérieuse pour les jeunes de son âge. On m’a bien manipulé. Je n’ai jamais voulu dire que j’ai été intimidée parce que je ne l’avais pas vu comme ça. Ou peut-être que j’ai refusé de le voir comme ça. Parce que l’accepter, mais peut être l’adopter?

J’ai longuement attendu des pardons. Mais jamais, je n’ai entendu ces personnes me le dire. Et j’ai fini par accepter que peut-être je l’avais mérité. Je n’étais pas assez forte pour affronter ces filles et c’est ce qui m’a détruit. La peur de ne pas être acceptée et la peur de me retrouver seule. Et j’étais déjà seule. On m’a rejeté.

Je me sentais terriblement seule lorsque je mangeais avec elles. Mais j’agissais comme si j’étais bien entourée. Je n’ai jamais dit un mot plus fort que l’autre quand j’étais avec elle. Je suis restée sage et calme. Je suis une personne posée. Et j’ai toléré plusieurs choses.

J’ai encore des flashbacks de ces évènements et ça m’empêchent parfois de faire des choses. Peut-être que c’est pour ça que je n’aime pas les endroits bondés de personnes? Je ne sais pas. Je suis bien chez moi à l’abri des regards méprisants et des paroles oppressantes. Mais je suis capable de sortir de chez moi.

J’ai ressenti un vide si lourd pesé en moi que ça l’a tué mes émotions. J’ai été submergée par tout que j’ai oublié mon existence. Je vivais dans le regard des gens sans vivre ma vie. J’allais à l’école, je jouais du piano, j’étudiais, je mangeais et buvais et je dormais. J’accumulais la fatigue. Et l’anxiété augmentait. Les angoisses devenaient réelles dans ma tête. Et je ne savais presque plus communiquer.

J’ai été ma pire ennemie pendant sept ans. Je me souviens avoir lu une citation de Carl Jung: « The world will asks you who you are, and if you don’t know, the world will tell you. » Et c’est vrai. J’ai laissé le monde me dire qui je suis et qui je devais être. Je devenais leur perception de moi.

J’avais peur de ne pas être assez bien pour les gens. J’avais peur de décevoir tout le monde même les inconnus. Mes espoirs prenaient feu et devenaient cendres. Je cherchais la fin du chemin sans jamais savoir où j’allais.

Je me suis enfoncée dans ma solitude. J’ai cherché à faire taire les voix du passé. J’ai voulu intégrer la société comme tout le monde, mais je n’y arrivais pas. J’étais différente. Je n’étais pas née pour faire partie d’une société nord-américaine. Je n’étais pas née pour faire partir d’un monde laid, sans empathie, sans violence et sans injustice. Pourquoi vivons-nous dans un monde rempli d’inégalités?

Un jour, mon monde s’est effondré. J’avais pensé que je n’avais plus de ressources. J’avais perdu contact avec ma meilleure amie qui était ma confidente. Elle était ma numéro un pour les hauts et les bas dans ma vie. Je me sentais mal de nous avoir laissé tomber comme ça sans avoir fait plus d’efforts. Mes notes chutaient lentement. Je m’éloignais de mes amies qui ne me convenaient plus. Je vivais dans l’angoisse du mal des finissants, de recevoir le bulletin de note et l’entrée au cégep. Je ne me sentais pas assez bonne pour le futur. Mes espoirs disparaissaient. J’avais un poids immense sur mes épaules que ce soir-là j’ai rédigé des lettres à mes parents et mon frère. Je m’excusais du mal causé. Et j’avais écris une lettre pour mon groupe de copines que je n’ai jamais transmis parce que c’était dans mes pensées.

Mais maintenant, je suis en vie. Quand notre monde est au plus bas et qu’on ne voit que du noir, il y a de l’espoir. Je ne croyais plus en moi et maintenant, j’apprends à croire en moi. J’ai des amis incroyables. J’ai des collègues de travail de rêve. J’ai une famille qui s’agrandit. Je sais que je peux compter sur quelques personnes et je leur donne ma confiance. Ma vie devient quelque chose de positif. Mais il y aura toujours des moments noirs que je surmonterai. Et ça fait partie de la vie.

Tu mérites d’avoir mieux

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Tu m’appelles souvent en pleurant et tu me dis à quel point tu t’ennuies de lui, mais lui ne démontre pas sa peine d’être loin de toi. Pourtant vous êtes proches et la distance s’agrandit à chaque fois que tu prononces « je t’aime ». Ces trois mots sont vides de sens et toi, tu continues d’espérer qu’il revienne vers toi. Qu’il sera comme avant.

Je te vois en train de te briser et c’est toi qui ne reviendras pas comme avant. Tu vas devenir méfiante des autres hommes qui voudront faire ta connaissance parce que lui aura fait une grosse cicatrice sur ton coeur et ta mémoire se souviendra de ta tristesse. Mais tu continues de te battre pour lui, pour le « nous » qui disparaît lentement.

Tu es tellement forte de continuer.

Je sais que c’est difficile pour toi. Parce que chaque fois qu’il te dit qu’il va s’améliorer et changer, tu espères encore plus qu’il ne te déçoive pas de nouveau. Les beaux souvenirs de votre couple te tracassent parce qu’ils sont si sublimes que tu demandes si c’était réel ou ton imaginaire.

Mais tu mérites mieux ma belle. Tu mérites qu’il s’excuse pour les erreurs qu’il a fait et qu’il ne te face pas sentir coupable parce que ce n’était pas ta faute. Mais il ne voudra pas reconnaître qu’il a tort alors, il te fera sentir comme l’agresseur au lieu de la victime dans la situation.

Tu mérites un homme qui te dit « bon matin » et « bonne nuit ». Celui qui se soucie de toi et qui te demande comment a été ta journée même s’il sait que tu n’aimes cette journée à cause des cours que tu n’aimes. L’homme qui te surprend avec un bouquet de fleurs ou celui qui vient te chercher à l’école pour t’emmener à quelque part. Tu mérites un homme qui prend ses responsabilités.

Tu mérites un homme qui sait gérer tes problèmes et ne pas te faire sentir mal d’en avoir. Si tu es anxieuse, il doit savoir te rassurer et être prêt à vivre avec une peur irrationnelle pour toi. Si tu es dépressive, il doit comprendre qu’il y a des jours plus sombres que d’autres et que parfois être seule n’est pas la solution.

Tu mérites un homme qui fait des sacrifices pour toi. Quand il peut choisir entre une soirée de films avec toi et une soirée entre amis autour d’une bière et d’un match de hockey, il peut te choisir toi.

Tu es belle et intelligente. Un jour, tu trouveras la personne qu’il te faut. Mais en ce moment, tu dois te respecter et te demander ce qui est le mieux pour toi. Demandes-toi s’il vaut les larmes que tu verses quand il n’est pas là ou le temps perdu à l’attendre quand il ne se présente pas ou qu’il ne répond pas à ton message texte parce qu’il t’ignore. Demandes-toi est-ce qu’il t’aime ou il prétend t’aimer…

J’ai dit « oui » à tout

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J’ai appris à maîtriser l’art du « non ».

J’avais peu d’estime de moi. Je voulais garder une réputation de fille sage et bien élevée. Je ne salissais personne. Je surveillais ce que je disais. Mes paroles étaient vraies à vos oreilles et ma bouche était menteuse. Je ne parlais pas plus fort que les autres. Je voulais que les autres aient une bonne perception de moi. L’acception était important. Je n’avais pas de confiance en moi. Alors, les gens savaient me manipuler.

Qu’est-ce qui est pire entre n’avoir jamais eu d’amis ou perdre un ami? Je ne sais pas. Ma professeure d’anglais m’avait posé cette question et j’étais restée sans mot. J’ai dit que lorsqu’on n’a pas d’amis, on s’habitue à la solitude. Mais lorsqu’on perd un ami, on perd sa personne et il nous reste seulement les bons et les mauvais souvenirs d’elle.

J’avais peur de perdre mes amis. Alors, je faisais presque tout pour eux. J’étais manipulable.

J’ai toujours placé mes amis en priorité. J’ai rarement pensé à moi. J’ai mis beaucoup de temps, d’énergie et d’argent dans des amitiés. J’ai sacrifié du sommeil ou du temps d’études. J’ai été présente pour eux quand ils allaient mal. Et maintenant, je réalise à quel point, je suis brisée.

Je n’ai pas voulu penser à moi. Je ne savais pas comment je me sentais ni comment je percevais les choses. J’ai dit « oui » à des relations passagères sans jamais réfléchir réellement si ça me blessait ou non. Je pensais qu’une bonne baise de temps en temps était bonne, mais j’ai vu que ça détruisait ma personne. Sauf que les habitudes sont difficiles à arrêter. La déception est difficile à accepter.

Je veux que tout le monde m’aime. Je ferai plein de choses pour ne pas décevoir les gens. Sauf que je devrais me respecter avant tout.

J’ai fait passer les besoins des autres avant les miens. Je voulais que les gens soient fiers de moi, que mes amis m’aiment et développer cette amitié et que les inconnus que je croisais pensent je suis une belle fille aimable, gentille et intelligente. J’ai voulu  entretenir cette image pour paraître bien.

Ma vie se complique entre qui je veux être et qui je suis.

Avec l’arrivée des réseaux sociaux, je ressens la pression fois mille. Les filles veulent ressembler aux « Instagram Babes », le corps parfait, les cheveux, le tonus musculaire, la richesse, les vêtements, les ongles… Tout devient un superflu où je baigne et je deviens influençable. Nous recherchons la perfection. Les réseaux sociaux ne nous permettent plus de profiter des petits moments. Nous voulons la photo parfaite à publier sur Instagram pour montrer à tout le monde ce que nous avons fait.

Les relations néfastes affectent notre moral. C’est ce qui nous démotive. Il faut s’entourer des gens qui t’aident à devenir une meilleure version de toi-même. Ceux qui t’aiment ne veulent pas que tu changes, mais que tu sois meilleure qu’hier et plus forte que dans le passé. Les bonnes personnes vont t’aider à réaliser tes rêves.

Maintenant, je dis « oui » à mon temps consacré pour moi. Je dis « non » aux choses néfastes et aux relations passagères. J’ai eu plusieurs amis qui n’ont fait qu’être des connaissance. C’est ce que l’école fait. Des rencontres et des amitiés qui sont légères si personne ne les entretient.

Ma dépression versus ton bonheur

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Je réalise maintenant que je ne dois pas laisser le bonheur des autres devenir mon malheur. Même si je suis heureuse qu’ils sont heureux, je ne peux pas m’apitoyer sur mon sort. Mais je le fais. Je ne respire pas la joie de la vie. Je vis dans la profondeur de la noirceur. Je sais qu’après la vie, il y a la mort. Alors, quand est ma mort? Personne ne sait quand ils vont mourir. À l’exception, de ceux qui ont une maladie incurable.

Les mots sont facilement manipulables. Pendant plusieurs années, j’ai pu mentir et cacher ma tristesse profonde. J’ai caché mes cicatrices sur mon corps. J’ai cessé l’inquiétude des gens. J’étais bonne. J’étais bonne à nier la vérité. Mais ce n’était pas moi qui tenait la lame lorsque je me mutilais. C’était vous.

J’étais désorganisée mentalement. J’étais perdue. Je ne savais plus où aller. Je ne me suis pas réfugiée dans l’alcool ni la drogue. Je suis « clean« . Je fais attention à ce que je mange et à ce que je fais. J’essaie de tout gérer, mais mes émotions sont à l’envers.

Chaque jour, je me bats pour avancer. Je me tiens avec des gens qui me soutiennent et qui rendent ma vie positivement. Nous sommes tous différents et j’apprends à vivre avec ma différence. Je vais mieux. Je suis fonctionnelle qui a un bon réseau d’amis, qui va à l’école et obtiens des résultats satisfaisants et qui a un emploi dont le patron apprécie le travail. Je mène une bonne vie.

Un des remèdes pour m’aider à aller mieux est l’été. Je sais qu’attendre pendant huit mois et demi avant de retravailler est long. Mais j’en garde des bons souvenirs. En un été, je n’ai jamais ri autant ou je n’ai jamais souri autant. Travailler avec des hommes est différent de travailler avec des femmes. Et ça fait du bien de ne pas surveiller tout ce que je vais dire ou de ne pas me sentir juger.

Chaque jour, j’apprends à aimer quelque chose de plus. Même si je fais trois pas en avant et je recule de deux pas, j’ai quand même avancé. La route de la guérison n’est jamais facile pour tout le monde. On règle nos problèmes et après de nouveaux arrivent. Affirmer qu’on a besoin d’aide n’est pas facile, mais on doit prendre nos responsabilités… Je me bats chaque jour pour devenir une meilleure version de moi-même et ne pas laisser les démons du passé resurgir,

Je t’apprécie et je veux plus

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Comment dit-on à une personne qu’on l’aime en sachant qu’on pourrait lui briser le coeur?

Je ne sais pas comment je devrais te dire ça. Je ne sais pas comment tu réagiras. Peut-être que tu me repousseras et que tu t’éloigneras de moi. Peut-être que tu resteras avec des questions sans réponse. Peut-être que tu m’aimeras et que tu te laisseras aimer par moi. Sache que tu es le premier. Le premier que je laisse entrer dans ma vie. Il y a eu d’autres gars et d’autres filles avec des histoires sans lendemain. Et il y a eu d’autres personnes potentielles que j’ai refusé de m’engager et de m’attacher.

Je ne sais pas comment te dire ça sans te faire fuir. Mais je ne suis pas une personne stable. Je gère mal mes émotions. Soit que je ressens tout ou que je ne ressens rien. Je tue mes sentiments. Je les oublis. Je peux paraître froide et distante, mais c’est ma personne.

Je ne suis pas une personne colleuse. Je ne suis pas une fille qui cherche le contact absolument. Parfois, j’ai de la difficulté à communiquer mes pensées, mes émotions et qui je suis. Il y a des jours qui sont blancs ou noirs. Je survis. Je n’aime le monde dans lequel on vit.

Je peux être vide comme je peux être remplie de belles choses.

Je ne sais pas comment démontrer mes sentiments. Je ne sais pas comment consoler une amie ou un ami en pleurs. Je ne fais que l’écouter et lui donner une boîte de mouchoir. Aucun câlin. Juste du réconfort mentalement.

Je suis une personne qui a des ambitions. Mais parfois mes ambitions sont vides. Je vais me démotiver facilement et je vais m’épuiser sans le savoir. Je ferai des crises de paniques ou des crises de colère. J’avoue que je ne gère pas très bien mes émotions. Mais je n’abandonnerai pas facilement.

Je peux être la fille super indépendante et ne pas beaucoup te parler comme je peux être la fille qui veut être avec une personne juste pour regarder une émission et discuter de tout et de rien. Je voudrais passer une soirée à regarder des films et se coller comme je peux vouloir être seule et lire un livre.

Tu peux essayer de comprendre, mais même moi, je ne me comprends pas toujours. Je suis brisée, perdue et compliquée. Mais j’ai aussi des bons côtés. Ça prend du temps aux gens de voir qui je suis réellement. Je ne suis pas un livre qu’on peut lire facilement.

Je parais forte et en contrôle. Et c’est vrai. Je suis plus forte qu’avant. Il me reste encore des choses à apprendre dans la vie. Rien n’est parfait, mais on peut rendre les choses belle en changeant notre perception du monde.

Mais lorsque tu es en dépression, tu te renfermes sur toi-même. Tu t’isoles du monde et tu restes seules avec toi-même. En te repliant, tu penses que ça te protège, mais ça l’affect ton moral. Parfois, tu procrastines parce que tu es tellement stressée que tu ne sais pas par où commencer. Des fois, la seule chose que tu peux faire est de t’asseoir et remplis une feuille en disant en quoi tu es reconnaissant, ce que tu as aimé de ta journée et quelles choses positives te sont arrivées. Et déjà ça, c’est un début de ton avancement.

Si je m’ouvre à toi, si je te laisse voir mon âme et je te parle de moi alors, je t’accorde de l’importance. Et si je te dis réellement qui je suis, c’est que je veux que tu me connaisses. Je ne veux pas que tu sois un autre gars qui s’en va et que je ne m’attacherai pas. Tu as de l’importance. Parce que je veux que tu sois ma personne.

Le mal d’exister

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C’est difficile de vivre dans un monde que tu ne considères pas le tiens. De vivre dans ce monde où les gens sont préoccupés par leur propre personne sans penser aux autres. Même si tu mènes une vie où tu soignes les gens, où que tu les aides à avancer, où que tu les aides à s’aimer tels qu’ils sont… ça ne fait pas que tu aides ton environnement à aller mieux.

J’ai pris conscience d’où provenait les diamants dont tout le monde désire ou le dernier téléphone cellulaire à la mode et sophistiqué ainsi que technologique ou le plus mince ou celui qui va révolutionner le monde. Il faut que tu saches qui va fabriquer ton bijoux et qui va chercher les petites pierres pour faire ton plaisir malsain. Je sais qui fabrique ces téléphones tant aimer de tout le monde incluant moi.

Alors oui, je trouve difficile de vivre dans un monde où j’ai trop pris conscience des choses.

Aurais-je besoin d’avoir la dernière Audi, Mercedes, BMQ, Jaguar, Lexus ou Porsche qui vient de sortir? Devrais-je en avoir une? Pour moi, pour le bien paraître, pour qui? Devrais-je avoir le dernier iPhone ou avoir le dernier Macbook, iPad dont tout le monde parle? Si tu savais comment l’écran de ton téléphone est fait, tu ne voudrais plus l’avoir. Tu ne voudrais plus te dire: « Je vais acheter le dernier iPhone même si celui que j’ai est encore fonctionnel. » Combien d’enfants penses-tu qui se font menacer d’aller chercher une pierre dans un trou pour que tu ailles ta bague en diamant ou ton écran?

Peut-être que je lis trop ou je regarde trop de documentaires pour me renseigner. Mais j’ai peur de l’avenir. Ça m’effraie. Je ne suis pas paralysée. Mais je vois tout ce que les gens font et ce que moi, je cause à mon environnement.

Chez nous, nous trions les déchets. Oui, nous trions nos ordures. Poubelle, recyclage et composte. Nous faisons du composte derrière chez nous. Mes parents ont un grand jardin pour cultiver des légumes.

Cette année, j’ai décidé de réduire ma consommation de viande, de lait et d’oeufs pour atteindre le zéro de tout ça. Si vous regardez des vidéos montrant comment les animaux sont tués dans les abattoirs ou comment les vaches sont forcées de produire du lait pour nous et les poules sont forcées à pondre les oeufs. Je sais que les déchets de gaz d’une vache est beaucoup plus néfaste que ce que la voiture peut dégager.

Je ne peux plus regarder d’images de lapins dont plusieurs produits de cosmétiques sont testés sur eux. C’est terrible. Pourquoi infligeons-nous une telle souffrance à des animaux qui devraient être considérés des animaux vivants et non des animaux nés pour être un cobaye de tests? Pourquoi parfois sommes-nous contre des enfants qui naissent sous le nom de « bébé-médicament », mais que nous ne le sommes pas pour les animaux de laboratoire ou ceux que l’on tue?

Partout où l’on va, on découvre que même s’il y a du bien, il y a du mal aussi.

Avez-vous regardé la conférence de Gary Yourofsky? Aller la visionner. Ça vaut la peine. Vous allez en apprendre beaucoup pourquoi il faudrait devenir vegan. Vous allez voir les atrocités commises par l’être humain, par l’Homme. Regarder le documentaire sur Monsanto ou Cowspiracy. Renseignez-vous sur le monde qui vous entoure. Vous n’êtes pas seuls ici.

Soyez sensibilisé.

Oui, un jour, je pourrai de me contenter d’une bague en zircon au lieu d’une bague en diamant pour la demande en mariage. Je veux pouvoir me déplacer en voiture hybride ou totalement électrique. Je prendrai le métro, l’autobus et le train ou j’irai même en vélo. Je veux devenir zéro déchet et végane. C’est fou? Non, je veux me sentir nécessaire dans ce monde. En changeant un peu, on peut faire avancer le monde. Les petits changements deviennent gros un jour.

Je regarde quelle marque de cosmétiques avec lequel je vais me maquiller et qui sont non-testés sur les animaux, cruelty free. Je regarde les ingrédients des produits que j’achète.

Je ne prends pas de contraception hormonale parce que même si c’est un bon contraceptif contre la grossesse, ça ne l’est pas pour mon corps et l’environnement. Je fais des choix éclairés. Je veux ce qui est bien pour moi et pour les autres. Parce que si on ne pense pas à la société, où va-t-on aller ainsi?

Mais j’ai ce mal d’exister. J’ai trop conscience des choses qui m’entourent et je déteste le monde dans lequel on vit. Je ne sais pas comment vivre ma propre vie sans faire du mal aux autres. C’est terrifiant de savoir que lorsqu’on avance de trois pas, on recule d’un. Mais c’est le processus vers le progrès.

Le bonheur se trouve au coeur du Danemark

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Les réseaux sociaux d’aujourd’hui nous permettent de nous connecter partout dans le monde. Nous pouvons parler avec des gens venus de partout et échanger sur des sujets. Nous pouvons en apprendre plus sur la culture et sur le pays. En affichant mon Instagram et Snapchat, je peux tomber sur n’importe qui.

Peut-être que les réseaux sociaux ne sont pas bien et qu’il y a quelque chose de mauvais dans tout ça. Mais je l’ai rencontré. On a commencé à se parler sans vraiment savoir quoi dire. Mais tu as été celui qui m’a donné de l’attention et qui m’a donné de l’affection.

Les gens me racontaient comment ils ont rencontré leurs amis avec qui ils « game » sur Internet ou sur une console. Mais moi, je me suis faite un ami via Snapchat. Étrange, je sais. C’était un bon ami. Le genre de gars que tu as peur qu’il s’approche de toi. Le gars que je savais qui pouvait briser mon coeur et je voulais voir s’il allait le briser.

Au début, on n’échangeait des « bon matin », « comment ça va? », « bonne nuit » et « qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui? ». Nos conversations ont évolué à « qu’est-ce que tu fais dans la vie? ». Il est étudiant en administration à sa première année à l’Université de Copenhague. Il est le genre de gars qui m’attire. Le gars qui prend soin de lui, qui s’entraîne quotidiennement et son sourire me charmait à chaque fois. Le gars à la fois beau et intelligent.

Je restais dans ma zone de confort. Je ne lui parlais pas beaucoup de moi. Mais il s’intéressait à moi. Il voulait en savoir plus comme en quoi j’étudiais et ce que je voulais faire plus tard. Il n’emmenait pas le sexe immédiatement dans la conversation comme d’autres garçons auraient fait.

Mais le problème. Un océan nous sépare. L’heure est différente. La langue commune est l’anglais.

Pour lui, tout était beau. Si je lui parlais d’un petit problème de la journée, il me disait que demain était un nouveau jour, un nouveau départ. Je devais vivre comme si chaque jour était ma première journée. Je ne devais pas laisser un petit pépin détruire ma journée.

Il me donnait l’attention que je n’avais pas eu auparavant venant d’un garçon. Il me souhaitait souvent « bon matin » quand il avait le temps. Parce qu’il étudiait beaucoup et l’éducation au Danemark est différente d’ici. Souvent quand j’étais en vacances, il avait encore de l’école.

Il me dit de faire mes propres expériences dans la vie puisqu’il ne pouvait pas être là. Il m’a aidé à aller mieux. Il ne voulait pas m’empêcher d’être en amour avec quelqu’un d’ici. Il me rendait heureuse même en me disant seulement « bon matin ». Je me sentais bien lorsque je lui parlais. Je me sentais en sécurité. Et peu à peu, il a découvert mon côté le plus sombre. Et il n’est pas parti. Il est resté. Mais l’amour à distance existe rarement. Il faut que les deux personnes le veulent vraiment.

Il m’a donné la chance d’être heureuse et je me sentais bien pour une fois.

Il y a des jours où j’aurais voulu qu’il prenne dans ses bras quand j’étais au plus mal. Mais au lieu de ça, je restais seule à pleurer en silence en écoutant de la musique. Il occupait souvent mes pensées. Mais j’étais heureuse.

C’est à ce moment que je réalise qu’en cherchant trop l’amour, je ne le trouve pas. La première fois que mon béguin pour un garçon, je ne m’étais pas attendue à trouver l’amour qui n’a pas existé pour lui. Et maintenant, c’est lui. Lui que j’ai dans la peau. Celui qui occupe mes pensées. Celui qui m’a fait pleuré parce que je voyais mes amies en couple. Mais valait-il ses larmes?

Je t’aurais aimé

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J’ai croisé tes yeux et tu as détourné le regard. Tu fuyais le contact de loin et ça se voyait. Tu te fais toute petite et silencieuse pour ne pas qu’on te remarque. Mais moi, je t’entends dans ton silence. Tu t’éloignes du groupe et tu évites de croiser le regard des gens. Tu fais semblant d’envoyer un message texte à une personne, mais tu regardes des anciennes photos pour te rappeler les bons moments. Ton esprit s’évade vers les mauvais souvenirs.

Ça se voit que tu es fragile et qu’on ne peut pas te laisser seule durant l’automne froid et pluvieux. Tu es comme une feuille morte qui se détache de l’arbre. Tu vas t’envoler dans le vent. Tu es douce et innocente. Tu contiens bien tes émotions et tu refoules ce que tu ressens. Personne ne voit que tu te frustres ou que tu pompes de colère. Mais je le vois, ma belle.

Les gars, les hommes se sont faits rare dans ta vie. Tu rougis lorsque je te complimente. Tu ne te reconnais pas quand je t’appelle « ma belle » ou « mon ange ». Mais parfois, je vois un petit sourire se dessiner sur tes lèvres et tu mords parfois ta lèvre en détournant le regard.

Je sais que tu as peu d’estime pour toi et que tu ressens de l’insécurité. Je le vois, mon ange. Mais sache, que tu es ma pure faiblesse. Tu es la jeune femme qui me fait sourire et celle qui me rend heureux. Tu es celle qui me permet de m’évader. Je veux me réveiller auprès de toi chaque matin.

Je veux que tu m’appelles lorsque je suis au travail pour me dire que tu vas bien. Même si je ne réponds pas, je veux que tu me laisses un court message pour résumer ton appel. J’aime que tu prennes le temps de me souhaiter une belle journée ou de ne pas oublier d’arrêter acheter telle chose à l’épicerie.

Je vais briser les stéréotypes. Je ferai le ménage. Je te cuisinerai tes petits repas favoris. Je vais te dire si je m’ennuie de toi, mais pas trop pour que tu ne t’ennuies pas plus qu’avant et rendre les choses plus difficiles. Je vais essayer de comprendre pourquoi tu es contre la pilule contraceptive, les raisons de devenir végan et de devenir zéro déchet.

Mais je veux que tu saches que peu importe ce que tu as fait avant notre rencontre, je ne t’aime pas moins. Je veux que tu acceptes ton passé et que tu salues le présent. Je veux que tu fermes les yeux et que tu imagines un futur avec moi.

Je sais que parfois tes démons reviennent dans ta tête. Mais je serai là pour les faire disparaître. Je veux être ton médicament qui te rend heureuse. Je veux entendre ton rire. Je veux te regarder lire et dire que tu es belle. Je veux te voir dans mes vêtements.

Mais on ne peut pas être ensemble. On ne peut pas parce que les sentiments sont différents. Je te dirais bien que tu ne me plais pas, mais ça serait un mensonge.

Ce que j’aurais aimé qu’un gars me dise lorsque je lui disais que j’avais besoin de temps pour moi et que je ne voulais personne dans ma vie.

Je veux être heureuse avec toi

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She said « Don’t get to close. It’s dark inside. It’s where my demons hide. » And he answered « Get too close, there is hell inside of me, it’s where your demons can live. »

Je m’excuse d’avance.

Je ne suis pas simple comme fille. Je serais peut-être la fille la plus compliquée que tu rencontreras. Je suis un pure paradoxe. Je serais celle qui chamboulera ta vie et qui te fera remettre en question sur tes valeurs et sur ce que tu veux. Je suis celle qui te fera voir les choses différemment. Je suis celle dont tu découvriras la vraie personne.

On dit que c’est au bout de trois ou quatre mois qu’on voit qui est réellement la personne dans une relation amoureuse. Alors, on verra après plusieurs mois qui je suis et qui tu es.

Je vais peut-être te rendre la vie difficile par moment, mais je suis heureuse d’être avec toi. Peut-être ce n’est pas ce que tu t’attendais en étant avec moi, mais je t’aime. Ne doute pas mes sentiments envers toi. C’est réel.

Je veux être furieuse contre toi. Je ne veux pas que tu me laisses partir en colère. Je ne veux pas que tu partes si notre chicane n’est pas réglée. Je veux que tu battes pour moi. Même si tu es furieux après moi, je ne veux pas que ça t’empêche de t’approcher de moi ou de me serrer dans tes bras. Les réconciliations sont les meilleures.

Je veux être heureuse avec toi. Je veux que tu sois épanoui et heureux. Je veux aller acheter les meubles de notre appartement ou notre maison avec toi. Je veux qu’on fasse des compromis sur le divan ou sur le lit qu’on choisira. Je veux qu’on fasse la décoration ensemble de notre maison.

Même si ça m’agace, je veux que tu essaies de percer mes petits secrets. Parce qu’un jour, on se dira tout. Je veux que tu me comprennes même dans mon incompréhension. Je veux que tu m’apportes un bouquet de fleurs ou simplement me laisser une note sur le comptoir en me souhaitant un bon matin ou une bonne journée.

Je suis compliquée, je le sais. Je suis une fille qui tient à ses convictions. Je ne cherche pas à consommer beaucoup comme les gens. Je regarde les aliments que j’achète à l’épicerie. J’évite de jeter des déchets. Je veux devenir zéro déchet. Je veux conduire une voiture hybride. Je ne cherche pas à conduire une voiture luxueuse. Je veux juste éviter de polluer. Je deviendrai vegan. Tu n’es pas obligé de me suivre. Ça sera mon mode de vie.

J’envisage d’étudier à l’étranger et de travailler ailleurs. Si j’aime la psychologie et la criminologie, j’aimerais m’engager dans l’armée, la GRC ou faire partie de Médecin sans frontière. C’est une ambition.

Je vais probablement nous mettre en priorité, je ne sais pas. Je suis égoïste. Je pense à moi. Parce que personne ne sait ce qui va arriver demain. Je vais devenir une accro du travail. Je vais sûrement te raconter mes histoires de travail avec les gars que je travaille. Ne sois pas jaloux. Je sais que je passe beaucoup plus de temps avec mon partenaire de travail qu’avec toi, mais ça n’égalisera pas à mon amour pour toi.

Je veux seulement t’aimer. Je veux aimer ta personne entière. Je suis désolée si je te repousse parfois, mais c’est la façon dont je me protège. Je ne sais pas comment aimer parce que je n’ai jamais aimé. J’ai profité des courts moments avec des gens qui menaient sans lendemain. Ne m’en veut pas si on se chicane pour un rien parce que je suis fatiguée ou irritée. Je t’aime et ne doute pas de cela.