Une équipe est faite pour fonctionner lorsqu’on se connaît

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Chaque personne a sorti leur plus beau discours à propos de leur compagnie. Ils m’ont sorti les avantages sans me dire les inconvénients. Ils m’ont dit comment je pourrais faire autant d’argent avec leur plan de rémunération. Ils m’ont montré les possibilités d’évoluer dans leur entreprise.

Je l’ai déjà fait moi aussi. Moi aussi, j’ai sorti des beaux discours à faire pétiller le regard de ceux qui sont avides d’argent. Mais en restant le plus humaine possible. Je cherche à connaître la personne que je veux dans mon équipe et je l’écoute me parler. Je veux savoir d’où elle vient, ce qu’elle a fait auparavant et qui elle est devenue. Quelles sont ses forces et ses faiblesses? Je cherche à comprendre la personne assise en face de moi.

Selon moi, pour que l’équipe soit performante, nous devons connaître la personne qui s’engage avec nous. C’est un « must ». J’aime le contact humain et ce que nous pouvons développer avec la communauté, avec la société. Les gens sont remplis de bonnes ressources et ils sont tous à leur meilleur dès que tu trouves quelque chose qu’ils aiment faire, quelque chose qui les passionne.

Je cherche à être sincère et ouverte d’esprit.

Je ne pousserai jamais une personne à acheter si elle n’a pas les moyens financiers à ce moment donné ni si elle n’en a pas besoin. Je vais aider la personne. Je vais rester en contact avec elle. Je vais la saluer, lui demander comment elle va et prendre de ses nouvelles. Pourquoi? Parce que chaque individu compte dans la vie. Ils sont importants.

Tu feras de l’argent en équipe en étant compréhensif, motivant et patient. Ça ne sert à rien de pousser trop une personne. Je fais attention aux gens avec qui je travaille parce que je sais à quel point les mots et les actions blessent. Je ne veux pas être leur cause de leur stress, de leur tristesse ou de leur mal… Je prends en considération tellement de choses. Il faut que la personne se sente importante sinon elle se sentira comme les chiffres sur ta paye que tu recevras.

Comment je pense définit qui je suis. Je suis soucieuse des autres même si je n’écris pas souvent à la personne. Je la laisse évoluer. Mais je me demande toujours comment j’aimerais que les gens agissent avec moi et c’est ce qui explique mon comportement auprès des gens. Je sais que je n’aime pas être pressée et que je veux prendre mon temps en me renseignant et en apprenant.

Souvent les gens qui m’ont présenté leur compagnie ne savent pas qui je suis. Ils ne savent pas d’où je viens ni ce que je fais dans la vie. Ils ne savent complètement rien de moi parce qu’ils n’ont démontré de l’intérêt de me connaître. Je ne serais que des chiffres sur leur chèque. Souvent, la personne achète la conseillère, la distributrice ou une autre personne et non la compagnie ou le produit. Elle choisit telle personne avec qui elle veut faire affaire.

Je remercie ma leader que j’apprécie énormément. Elle a pris le temps de me connaître et même si je lui disais souvent: « Je ne suis pas prête à me lancer dans l’aventure. », elle comprenait. Elle a été très patiente avec moi et je suis reconnaissante pour ça. Parce que maintenant j’aime beaucoup la fille avec qui je travaille. Ma leader est devenue mon amie. Et j’ai une autre jeune femme inspirante qui m’aide avec ses conseils qui est l’amie de ma leader. Merci à Lydia et Mikayla de comprendre du temps pour nous aider à bâtir notre entreprise.

C’est comme ça que j’ai compris à travers mes emplois. Il faut que nos leaders soient motivants, inspirants, patients, compréhensifs, généreux, présents et qui aident leur équipe à avancer. L’importance de se sentir important. De se sentir récompensé. De sentir aimé. De sentir bien au sein d’une équipe qui peut devenir ta seconde famille.

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Ça me fait mal de voir mon reflet

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Comment fais-tu pour vivre avec toute cette haine renfermée en dedans-toi? Comment fais-tu pour vivre en détestant le monde qui t’entoure? Je vois bien que tu fais semblant de bien aller et ça te tue à petit feu. Je les vois ces cicatrices sur ta peau et tu ne dis rien à propos d’elles. Je sais que tu as mal, mais à quel point?

Tu rencontres des hommes et des femmes qui ne mènent à rien à part à leur lit. Tu espères qu’il y en a un qui sera différent et tu sais que tous les hommes et toutes les femmes de ce monde ont quelque chose de bien à apporter, mais pas pour toi.

C’est douloureux de vivre sans vivre. Tu ne vis pas. Tu survis dans un monde qui ne t’appartient pas. Tu te sens prise au piège dans une société. Tu travailles beaucoup pour oublier qui tu es. Pour oublier ta tristesse enfermée en toi.

J’aimerais un jour que tu me parles de toi. Que tu me racontes ton passé et pourquoi tu te fais du mal. Tes cicatrices sur ta délicate peau ont une histoire. Et ça fait partie de toi. Tu ne peux pas les ignorer. Mais tu peux avancer. Et tu avances sans vivre.

Tu caches bien ta détresse et tes émotions sombres.

Mais je le vois dans tes yeux que tu n’es pas totalement épanouie et encore moins heureuse. Tu gardes tellement de choses à l’intérieur de toi et ça te blesse. Je le vois sur ta peau. Tu mens quand tu dis que tu vas bien.

Si quelqu’un te demandait de te mettre à nu, il verrait sur ton corps toutes les fois où tu aurais eu besoin de quelqu’un. Il verrait le mal que la vie te faire. Il verrait que tu n’es pas une mauvaise personne. Il pourrait compter sur ta peau les moments où tu te sentais terriblement seule, triste et déprimée. Même si tu ne montres pas tes émotions et que tu agis froidement, tu es une personne qui a bon coeur.

Tu penses aux autres avant de penser à toi. Tu fais des efforts pour améliorer la qualité de l’environnement. Tu fais tout pour plaire aux gens. Tu crains le jugement. Tu ne veux pas décevoir personne. Tu fais tout pour aider les gens que tu aimes.

Mais qu’est-ce que les gens feraient pour t’aider? Qu’est-ce qu’ils feraient pour te voir heureuse et complètement épanouie? Tout le monde t’enferme dans une prison et tu n’es plus vivante.

T’entendre dire: « Je suis habituée » est la chose la plus triste que l’on peut entendre. Tu n’as pas à t’habituer de comment les gens te traitent négativement. Tu n’as pas à t’habituer de te sentir mise de côté, seule, déçue par les gens… Contrôle ce que tu peux contrôler. Tu ne pourras jamais contrôler les actions ou les paroles des gens. Mais tu peux gérer ta vie.

Prends le contrôle de ta vie. Gère ce qui est important pour toi. Et vis pour toi.

 

Ce que j’aurais aimé entendre lorsque je faisais semblant de bien aller.

C’est probablement vrai, mais c’est triste

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Tout s’est envolé lorsque j’ai réalisé qui je suis devenue. Je suis vide d’émotions. Je ne ressens rien. On m’a tout pris. Mon innocence est partie, pas seulement en une soirée, mais en plusieurs fois. Chaque fois que les hommes me mentaient sur leur intention, j’ai perdu de l’espoir que le monde était bien.

On dira que je suis sans coeur. On dira que je suis profiteuse. On dira que je suis une salope. On dira ce qu’on voudra de moi. Seulement mon entourage sait qui je suis. Et je ne te jugerais pas sur le nombre de femmes ou le nombre d’hommes avec qui tu as eu une relation sans lendemain.

Nous sommes tous les mêmes à une certaine façon. Nous créons notre société. Nous sommes devenues superficiels. Tout est facile d’accès. Nous créons une vie sur les réseaux sociaux. Et oui, parfois, les réseaux sociaux nous rapprochent de certaines personnes, mais nous éloigne de d’autres. Les réseaux permettent de garder contact jusqu’à quel point? Jusqu’à nuire à nos autres relations?

Ce qui est triste, c’est que probablement un jour, une personne s’intéressera à moi pour des bonnes intentions et je ne me soucierai pas d’elle. Parce que maintenant, je vis au jour le jour. Je me concentre sur moi. J’ai appris avec le temps que ce ne sont pas les autres qui vont construire mon avenir, mais bien moi.

Le jour où un homme ou une femme m’abordera pour apprendre à me connaître, je risque de seulement le ou la repousser parce que j’ai peur. J’ai peur des mensonges et des sous-entendus. Je ne veux plus me faire manipuler.

Je veux une réelle relation.

Mais à l’ère où nous sommes, ça dépasse la capacité des gens. L’engagement fait peur à plusieurs. Et je suis la première en à avoir peur. J’ai des raisons. Mais je serais prête à passer au-delà mes craintes pour essayer. Sauf que mon coeur a quatre murs autour et il est devenu froid.

Même si tu me diras que je signifie beaucoup pour toi, j’aurais un soupçon de doutes. Tu me diras que tu voudras construire quelque chose de solide et avoir une famille. Je te croirai, mais je douterai. Je ne serai jamais persuadée à 100% parce que les gens ont souvent utilisé les mêmes paroles, mais avec aucune signification et aucune valeur de vérité. Alors, prends-moi ou quitte-moi.

Je ne vais jamais trop m’approcher de toi. Je ne vais jamais te laisser toucher mon coeur de trop près. Et je sais que c’est à cause de mes mauvaises expériences. Je veux juste me protéger. Mais un jour, je serai prête pour m’ouvrir à toi sincèrement. Prends ton mal en patience.

J’ai peur de ton départ. J’ai peur d’être blessée encore plus. J’ai peur que dans le processus de guérison, tu me brises encore plus que je ne l’étais à notre rencontre. J’ai peur que je ne signifie plus rien pour toi. Mais au fond, je sais que les gens viennent et partent. Rien n’est permanent.

Un jour, un homme sera honnête et je douterai de sa sincérité. C’est probablement vrai ce qu’il me dira, mais je ne serai pas certaine de ses intentions. C’est triste, mais c’est comme ça. Les mauvaises expériences ont forgé ce que je pense de l’amour.

Oublions cette nuit, c’était une erreur comme tu l’étais

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À tous ceux qui m’ont prouvé que nous vivons dans une génération de « merde ». Pardonnez l’utilisation de ce mot. Mais notre génération est rendue difficile à comprendre. Comment devons-nous expliquer à nos parents ou des personnes qui sont beaucoup plus âgés que nous que nous ne sommes plus comme eux?

Chaque fois, on me dit que je devrais sortir plus souvent. Que je devrais parler plus souvent. On me dit que je suis belle, gentille, intelligente et cultivée. On me demande pourquoi je n’ai jamais été en couple… Pourquoi? La raison est si simple. Le sexe est rendu facilement accessible à tous.

Il y a des  » fuck boys » et des « fuck girls ». Si une femme dit qu’elle a couché avec 10 hommes en un été alors, elle est considérée comme fille facile et les gens la jugent. Mais si un homme a baisé avec 10 femmes en un été alors, les personnes autour auront presque de la fierté pour lui ou ils feront des blagues.

J’ai fini par croire que l’amour n’existe pas. C’est uniquement une illusion. Les femmes et les hommes apprennent à jouer avec les sentiments des autres et avec leur vulnérabilité. Parce qu’à chaque fois où un homme ou une femme m’a dit qu’il cherchait une relation amoureuse sérieuse et que nous apprenions à nous connaître en surface. J’ai appris que ce sont des mensonges quand les gens me disent qu’ils cherchent du sérieux. Parce que réellement, ils ne veulent que du sexe. Et le lendemain, ils m’écrivent: « Je ne cherche pas à être en couple. Je suis désolé. ».

J’ai construit quatre murs autour de mon coeur pour ne plus souffrir des déceptions. Parce que c’est facile de pardonner. Mais c’est difficile d’oublier le sentiment que j’ai ressenti à l’égard du geste, des paroles et du moment. Les faux espoirs sont les plus douloureux sentiments que l’on peut ressentir. La déception est un deuil du bien-être que cela nous procurait.

Je suis prise en deux femmes que je veux devenir. La femme qui est déterminée et ambitieuse pour construire sa vie professionnelle sans se soucier des hommes qui viennent sur son chemin ou la femme qui croit que l’amour existe toujours et qu’il faut simplement y croire et attendre.

Mais ce que je sais, c’est que je deviens méfiantes envers les intentions des hommes et des femmes. Je ne suis plus innocente. On m’a trop fait souvent le coup d’un soir. Et ça me rend encore plus déprimée, triste, anxieuse et confuse envers moi. Je suis devenue froide et sans coeur. Je deviens directe. J’attends la vérité et pas le mensonge. Je suis assez grande pour accepter le fait que tu n’es pas prêt à t’engager et que tu veux profiter de ta jeunesse en baisant le plus de femmes possibles… Mais ne m’ajoute pas à ta liste. Parce que sinon, tu m’apprendras une seule chose. Je saurai comment jouer avec le coeur des autres.

J’ai écris ce texte juste après être retournée chez moi. Juste après une nuit ou un moment insignifiant dans ta vie. Mais j’ai fini par pleurer.

Et si c’était la dernière fois

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Pendant que je travaillais, mon esprit n’était pas présent. Mes pensées étaient ailleurs. Je repensais aux mauvais moments de ma vie et je ressentais des émotions confuses. J’étais tellement en colère d’avoir été manipulée. J’étais frustrée de ne pas m’avoir exprimé. J’étais triste de ma culpabilité à céder facilement. J’étais tellement en train de me faire du mal. J’accumulais tout silencieusement.

Je me revoyais blesser par une amie que je considérais comme une très bonne amie. Je me souvenais des paroles méchantes de mes anciennes amies. Je me souvenais de l’abandon de mes amies et des moments entre filles où elles se sont toutes virées contre moi. Je me souvenais de la douleur des sentiments ressentis à l’égard d’un garçon.

Je me souvenais de tout le mal sauf de tous les bons moments ceux où je devrais sourire en y repensant.

Pendant que je travaillais, je me suis mise à pleurer. Je me suis assise sur le gazon. Et j’en ai voulu au monde entier. J’en ai voulu à ma mère biologique de m’avoir mis au monde et de m’avoir laissé à l’hôpital sans défense. J’en ai voulu à la société nord-américaine de me faire sentir laide et jamais à la hauteur de la perfection. J’en ai voulu à tout ce qui pouvait exister sur Terre pendant au moins 30 minutes. Puis, j’ai fait une crise de panique.

Pour plusieurs personnes vivent leur vie semble facile pour eux. Mais pour des personnes comme moi, vivre est parfois un fardeau. Une petite tâche à faire peut être facile pour une personne « normale », mais pour moi, ça peut être une grosse chose à faire qui demande beaucoup d’énergie comme faire le ménage de ma chambre ou même sortir de ma chambre pour aller manger.

Je me bats encore contre mes pensées et les petites voix dans ma tête qui me disent comment agir. Au final, je me demande pourquoi je suis encore ici. Pourquoi suis-je encore vivante quand il y a des gens qui se battent pour vivre plus longtemps?

Et si c’était la dernière fois que je voyais mes amis, comment ça se passerait? Sauront-ils que c’est la dernière fois? Et si c’était la dernière fois que je rentrais au travail, est-ce que mes collègues de travaillent agiraient pareillement en pensant que je vais toujours bien? Ma famille et mes amis se douteront-ils que même derrière les sourires, il y a de la tristesse et que derrière les rires, il y a l’échos du vide?

Je ne sais pas. Peut-être que je suis faite pour vivre une vie sans signification.

Mais jamais, je me suis dite: « Je m’aime peu importe ce qui se passe. Je m’aime peu importe le mal et le bien. Je m’aime peu importe qui j’étais, qui je suis et qui je deviendrai. » Et je le devrais. Parce qu’à la fin de la journée ou à notre mort, nous finissons seuls.

Je continue de vivre parce que la vie pourra peut-être m’apporter quelque chose que j’attends que je ne sais pas.

L’habitude de la solutide

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J’ai mes petites habitues. Je suis habituée de dormir seule et de dormir en diagonal dans le lit double. Souvent, je regarde un film d’horreur avant d’aller me coucher, mais je m’endors avant la fin. J’aime bien regarder des documentaires, lire et écrire. Je n’aime pas beaucoup les sorties en groupe, mais je profite mieux d’un moment à deux ou trois personnes pour parler.

Je vais être honnête. J’aime bien vivre seule. J’aime mon indépendance partielle.

Je sors souvent dans un café seule. Je magasine seule. Je n’aime pas beaucoup la compagnie. Je suis bien dans mes affaires. Quand je me sens triste, je regarde ma petite Leonie. Et non, je n’ai pas d’enfant. Mais elle est mon petit bébé lapin. Je la trouve mignonne quand elle se lave avec ses deux petites pattes d’en avant.

Je suis indépendante. Mais j’adore mes meilleures amies. Je n’ai pas de meilleur ami. Alors, c’est normal que je sois souvent avec elles. Elles sont uniques et incroyables. Il faut leur laisser une chance de les connaître. Elles sont qui je suis.

Mais toi, qui es-tu? Es-tu un profiteur qui veut seulement du sexe sans attachement, sans engagement, sans sentiment? Es-tu un menteur qui va dire des belles paroles juste pour me guider à ton lit? Es-tu le gars qui prend tout pour acquis? Es-tu le bon gars?

Je ne veux pas que tu deviennes une habitude. Je ne veux pas m’habituer à te voir chaque matin, chaque jour et chaque nuit. Je ne veux pas m’habituer à te parler. Je ne veux pas m’habituer à te dire « je t’aime », de t’embrasser, te serrer dans mes bras ou te prendre la main. Je ne veux pas m’habituer à ta présence dans le lit. Je sais qu’à tout moment, tout peut s’arrêter. Tu peux décider de partir et de me laisser là seule. Tu peux décider de ne plus jamais me reparler et vivre tranquillement ta petite vie. Tu peux m’ignorer et faire comme si notre histoire n’avait jamais existé. Tu peux vivre sans aucun souvenir de nous.

Et je suis effrayée que rien ne soit permanent. Tout est temporaire. Tout est éphémère.

Nous vivons dans une société de « merde ». Excuse-moi pour ce mot, mais nous vivons dans un monde individualiste. Les gens prennent les choses pour acquises quand il faut se battre pour garder ce que nous avons. Nous avons peur de nous engager alors, nous préférons avoir une personne qui réchauffe notre lit, mais pas notre coeur. Nous voulons vivre notre vie sans être un couple. Nous voulons vivre « célibataire à deux ». Les gens disent maintenant que c’est de profiter pleinement leur vie.

La vie d’aujourd’hui est dure. Nous mélangeons tant de choses que nous perdons nos repères. Un jour, tu veux de l’amour et l’autre jour, tu ne veux que du sexe. Un jour, tu t’affiches sur les réseaux sociaux avec ta « fréquentation » du moment et le lendemain, tu es seul(e) parce qu’il ou elle t’a laissé. Peut-être que t’es attaché(e) à elle ou lui. Peut-être que tu lui as montré tes vrais sentiments. Peut-être qu’il ou qu’elle s’est fatigué(e) de toi…

Tout ça pour dire que nos parents n’ont pas la même vision du monde d’aujourd’hui que nous nous avons. La société est devenue laide, incompréhensible et bizarre. Mais elle a évolué. L’homosexualité est accepté dans plusieurs pays. Le racisme existe moins qu’auparavant. Les droits des femmes s’améliorent. Il y a du positif. Mais les relations amoureuses et amicales sont compliquées.

Nous sommes considérés comme un objet que l’on peut jeter dès que nous en sommes fatigués. C’est triste, non? Parce que nous sommes dans l’ère du jetable où toutes les choses sont faciles à remplacer. L’amour l’est-t-elle? Ou c’est seulement une illusion? Est-ce que nous changeons de partenaire pour oublier qui nous avons réellement aimé et qui nous a blessé par le passé? Voulons-nous oublier le sentiment d’être aimé? Ou est-ce seulement une image de nous que nous voulons créer?

Je suis allée trouver un coeur qui a déjà aimé

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J’avais mépris l’amour et tout ce qui était affection. Parce que développer des sentiments pour une personne est une faiblesse. On devient vulnérable. Et un jour, on finit par se briser. On s’attache puis on se sépare. On aime une nouvelle personne en espérant que ça soit la bonne, mais jamais on n’a en assez.

L’amour d’aujourd’hui n’est plus aussi romantique. Ou le sexe est probablement moins tabou qu’avant.

J’ai toujours refusé de tomber amoureuse. J’avais peur d’être blessée et de me retrouver seule avec des souvenirs qui me feraient du mal. J’ai vu des relations amoureuses mal se terminer. J’ai vu des gens se déchirer. Je suis pessimiste pour ce qui est de l’amour. Je ne crois pas au prince charmant ni aux fins heureuses. Parce que rien n’est permanent.

Je crains d’être aimée. J’ai peur que ça devient un quotidien et que je m’habitue. Et je ne veux pas devenir dépendante, mais d’une certaine façon, tu deviens dépendant de la personne que tu aimes.

Je suis allée trouver un coeur qui a déjà aimé. J’ai trouvé une personne qui savait aimer sans me montrer la bonne façon d’aimer. Il savait prétendre. Il savait manipulé les mots Il a joué avec mes émotions. À présent, je me méfie des hommes qui me disent des belles paroles et qui me complimentent.

J’ai trop essayé de plaire à tout le monde. J’avais peur de décevoir les personnes rencontrées et au final, je regrettais souvent leur rencontre parce que ça ne m’a rien apporté à l’exception d’un vide qui se creuse et des déceptions.

Mon coeur devient froid. Je deviens insensible et mes attentes restent élevées. Je vis au jour le jour pour ce qui est de l’amour et du sexe. Je ne crois plus ce que les hommes me disent et souvent, je ris d’eux. Je me méfies de ce qu’ils prétendent être. Les hommes d’aujourd’hui sont aussi corrompus que les femmes de maintenant. Nous cherchons désespérément à combler un vide ou un besoin que nous oublions de considérer l’autre. Nous blessons et jouons avec les émotions des autres. La manipulation est facile.

Parce que le sexe est facile à avoir et l’amour est difficile à trouver. En cherchant l’amour, nous tombons dans les mains des manipulateurs. Et ce n’est plus l’époque du « ghosting », mais plutôt du « love bombing ». Où sommes-nous rendus?

Nous nous perdons dans réalité. Nous vivons dans l’individualisme. Et nous devenons une société qui oublie les autres pour notre propre bien-être même si ça l’implique de briser et de blesser des gens.

On cherche l’amour dans les mauvais bras

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Et si nous prétendions que l’amour existait entre nous? Et si tout ce qui semble parfait est une illusion? Et si je te disais « je t’aime » comme une excuse sachant que nous se blessons mutuellement?

Je suis née avec un vide à combler qui n’a jamais été rempli. Je n’ai pas plongé dans la drogue et je n’ai pas bu jusqu’à oublier ma vie. Je joue la fille forte, solitaire et indépendante pour cacher mes défauts et mes problèmes. C’est tellement facile de ressentir une pression aujourd’hui pour être la fille parfaite. Les filles veulent ressembler aux « Instagram Babes ». Ou être la fille qui a le plus beau corps. Être la fille la plus intelligente. Ou tout simplement toujours courir après la perfection.

Je suis tombée plusieurs fois dans les mauvais bras des mauvais hommes. Les hommes disent que les femmes sont compliquées, mais les hommes sont des beaux parleurs qui sont autant difficile à comprendre. Quel homme d’aujourd’hui ne dira pas vouloir une relation amoureuse sérieuse juste pour séduire la fille jusqu’à son lit?

Nous sommes tous corrompus par le sexe et ce que la relation amoureuse est. Nous mélangeons plaisir à satisfaire avec les mensonges de l’amour recherché. Mais jamais nous trouverons la bonne personne si nous continuons à vivre selon nos besoins.

J’ai comblé un vide en essayant de trouver l’amour. Mais jamais, ça n’a fonctionné. Jamais l’homme ou la femme était assez parfaite ou n’égalisait à mes standards. Parce qu’au fond, ils voulaient seulement et uniquement que du sexe. Déjà en partant, ça allait mal. Alors, je m’enfuyais. Et ça fait mal quand tu dis que la société est devenue ainsi.

Le sexe est si facile d’accès par des applications de rencontre comme Tinder ou Badoo que l’on oublie que l’amour existe réellement. Combien de fois me suis-je dite: « C’est la dernière fois que je vais sur Bumble? » J’y retourne souvent parce que j’ai vu des amis heureux en couple ou des cousins et des cousines bien amoureux de leur copine ou leur copain.

Je réalise que je dois apprécier les petits moments passer avec mes amis et de vivre ma vie. Je préfère mettre en priorité mes études, mes emplois, mes amis et ma famille. J’ai un horaire tellement chargé que je ne vois pas le temps passer. Mais c’est probablement au moment inattendu que je vais tomber sur un beau jeune homme qui sera le bon.

Parce qu’à force de chercher l’amour dans les mauvais bras, on réalise que ça fait mal.

La douleur se fait ressentir

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Je n’avais plus vraiment de vie sociale. J’étais seule dans mon monde. J’avais des amies, mais pas très présentes dans ma vie. Je mettais une distance entre les gens. Je disparaissais doucement de leur vie. Je devenais de plus en plus silencieuse et pourtant mon esprit criait.

Je pensais que je pouvais continuer sans ressentir les choses. Mais parfois le vide demande de se faire ressentir. On disait de moi que j’étais timide, sage et gentille. Étais-ce vrai? Je n’étais pas gentille envers moi-même. Si les gens savaient ce que je faisais quand je me retrouvais seule, ils seraient terrifiés. Parce que parfois les gens ne veulent pas se tenir avec des personnes dépressives…

J’avais peur de manquer quelque chose alors, je ne dormais pas. J’avais peur qu’il m’arrive quelque chose dans mon sommeil. Je me demandais ce que faisaient les autres et ça me tracassait. Je ne dormais pas. Je ne dormais pas parce que je pensais au passé et aux regrets. Je visualisais l’avenir avec la peur de ne pas savoir ce qui arrivera ou peur d’être déçue par moi-même. Mais dormir me permettait d’oublier l’existence du monde et la douleur et le vide que je ressentais. J’avais peur de me retrouver seule tout le long de ma vie. Qui voudrait de moi? Personne?

J’avais cette peur. Et je doutais de moi. Quand j’étais trop triste, trop dépressive ou trop frustrée, je me tournais vers la lame. Je voulais oublier les mauvais souvenirs, les commentaires mesquins et les regards dégradants. Je voulais oublier les: « Je suis désolée Mathilde. Mais je ne peux pas être avec toi parce que je suis son amie. » Toutes les fois où l’on ne pas choisit et que l’on m’a tourné le dos.

L’acceptation était important pour moi. Je cherchais l’acceptation. Je ne voulais pas être seule. Mais en cherchant des gens pour ne pas être seule, je me retrouvais seule. Parce que ces personnes étaient de faible qualité. Combien de fois ai-je espéré disparaître de ce monde? Combien de fois ne me suis-je pas sentie à la hauteur des attentes des gens? Trop de fois.

L’automne et l’hiver sont mes saisons préférées. Je pouvais porter un bon jean ou leggings avec un pull à manches longues. Je pouvais cacher facilement les lignes qui s’accumulaient sur mon corps. Je ne cherchais pas l’attention en faisant ça comme certaines ont pensé. J’utilisais les lames pour soulager la douleur et le vide.

J’avais développé une addiction. Je ne fumais pas. Je ne prenais pas de drogue. Je ne buvais pas d’alcool. Mais je me mutilais. Ça faisait du bien. Mais une fois à l’école, une fille assise à côté de moi a vu ma manche baissée et elle a remarqué les cicatrices encore rouges de sang. Et elle m’a demandé ce que c’étaient et j’ai vite caché mes secrets honteux.

Qui aimerait une fille qui s’auto-mutile?  Qui aimerait une fille n’aime pas la vie et vit pour la mort? Personne. Évidemment. Se tenir avec des gens dépressifs, tristes et anxieux n’est pas intéressant et même que certaines personnes partent pour ne pas être touchées par le mal de vivre.

On apprend à vivre avec soi-même. Ça prend du temps s’aimer, mais ça se développe. Quand on s’aime correctement, on sait reconnaître l’amour que l’on mérite. On sait que rien n’est acquis et qu’il faut prendre soin de chaque relation comme une fleur délicate. Parce que souvent nous considérons les choses comme acquises sans connaître réellement la valeur et c’est lorsque nous la perdons que nous réalisons l’importance de cette personne ou de cette chose.

Une partie de moi s’est envolée

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Je ne savais pas où j’étais. J’étais prise ici. J’avais de la difficulté à mener une vie normale comme tout le monde autour de moi. Trop souvent, on s’est moqué de moi pour ma façon de penser, ma façon d’être ou ma façon de parler. On m’a jugé comme étant la fille timide et coincée, trop sérieuse pour les jeunes de son âge. On m’a bien manipulé. Je n’ai jamais voulu dire que j’ai été intimidée parce que je ne l’avais pas vu comme ça. Ou peut-être que j’ai refusé de le voir comme ça. Parce que l’accepter, mais peut être l’adopter?

J’ai longuement attendu des pardons. Mais jamais, je n’ai entendu ces personnes me le dire. Et j’ai fini par accepter que peut-être je l’avais mérité. Je n’étais pas assez forte pour affronter ces filles et c’est ce qui m’a détruit. La peur de ne pas être acceptée et la peur de me retrouver seule. Et j’étais déjà seule. On m’a rejeté.

Je me sentais terriblement seule lorsque je mangeais avec elles. Mais j’agissais comme si j’étais bien entourée. Je n’ai jamais dit un mot plus fort que l’autre quand j’étais avec elle. Je suis restée sage et calme. Je suis une personne posée. Et j’ai toléré plusieurs choses.

J’ai encore des flashbacks de ces évènements et ça m’empêchent parfois de faire des choses. Peut-être que c’est pour ça que je n’aime pas les endroits bondés de personnes? Je ne sais pas. Je suis bien chez moi à l’abri des regards méprisants et des paroles oppressantes. Mais je suis capable de sortir de chez moi.

J’ai ressenti un vide si lourd pesé en moi que ça l’a tué mes émotions. J’ai été submergée par tout que j’ai oublié mon existence. Je vivais dans le regard des gens sans vivre ma vie. J’allais à l’école, je jouais du piano, j’étudiais, je mangeais et buvais et je dormais. J’accumulais la fatigue. Et l’anxiété augmentait. Les angoisses devenaient réelles dans ma tête. Et je ne savais presque plus communiquer.

J’ai été ma pire ennemie pendant sept ans. Je me souviens avoir lu une citation de Carl Jung: « The world will asks you who you are, and if you don’t know, the world will tell you. » Et c’est vrai. J’ai laissé le monde me dire qui je suis et qui je devais être. Je devenais leur perception de moi.

J’avais peur de ne pas être assez bien pour les gens. J’avais peur de décevoir tout le monde même les inconnus. Mes espoirs prenaient feu et devenaient cendres. Je cherchais la fin du chemin sans jamais savoir où j’allais.

Je me suis enfoncée dans ma solitude. J’ai cherché à faire taire les voix du passé. J’ai voulu intégrer la société comme tout le monde, mais je n’y arrivais pas. J’étais différente. Je n’étais pas née pour faire partie d’une société nord-américaine. Je n’étais pas née pour faire partir d’un monde laid, sans empathie, sans violence et sans injustice. Pourquoi vivons-nous dans un monde rempli d’inégalités?

Un jour, mon monde s’est effondré. J’avais pensé que je n’avais plus de ressources. J’avais perdu contact avec ma meilleure amie qui était ma confidente. Elle était ma numéro un pour les hauts et les bas dans ma vie. Je me sentais mal de nous avoir laissé tomber comme ça sans avoir fait plus d’efforts. Mes notes chutaient lentement. Je m’éloignais de mes amies qui ne me convenaient plus. Je vivais dans l’angoisse du mal des finissants, de recevoir le bulletin de note et l’entrée au cégep. Je ne me sentais pas assez bonne pour le futur. Mes espoirs disparaissaient. J’avais un poids immense sur mes épaules que ce soir-là j’ai rédigé des lettres à mes parents et mon frère. Je m’excusais du mal causé. Et j’avais écris une lettre pour mon groupe de copines que je n’ai jamais transmis parce que c’était dans mes pensées.

Mais maintenant, je suis en vie. Quand notre monde est au plus bas et qu’on ne voit que du noir, il y a de l’espoir. Je ne croyais plus en moi et maintenant, j’apprends à croire en moi. J’ai des amis incroyables. J’ai des collègues de travail de rêve. J’ai une famille qui s’agrandit. Je sais que je peux compter sur quelques personnes et je leur donne ma confiance. Ma vie devient quelque chose de positif. Mais il y aura toujours des moments noirs que je surmonterai. Et ça fait partie de la vie.